La pandémie de covid 19, une opportunité pour repenser un monde désirable, plus juste, plus solidaire, plus fraternel, respectueux de cette nature qui nous unit.

Comme chaque année, la tradition veut que nous souhaitions tout ce qu’’il y a de meilleur à chacune et chacun d’entre vous pour la nouvelle année. Mais cette année la pandémie a distendu nos liens sociaux, nous a tous frappés sans distinction, mais plus fortement celles et ceux déjà dans une situation fragile, c’est pourquoi dans ce contexte particulier nous voulons conjurer les mauvais augures et vous souhaiter une année 2021 pleine de réussite, d’amour et de fraternité.

Nous sommes dans un cycle éprouvant qui touche l’humanité dans son ensemble comme la peste au moyen-âge a frappé toute l’Europe avec des conséquences économiques et sociales considérables.

A la différence du virus Ebola ou autres qui sont restés localisés et n’ont pas déclenché d’alerte mondiale, le Covid19 frappe potentiellement tout le monde quel que soit son origine, sa condition, sa culture. Nous sommes donc tous impactés dans nos vies quotidiennes. C’est une démonstration que notre planète n’a de frontières que celles qui enferment nos esprits.

La pandémie et sa gestion ont impacté directement notre mouvement d’éducation populaire car elles ont modifié considérablement les rapports interpersonnels, les possibilités de diffusion et de réappropriation collective de l’information ainsi que la capacité de chacun à participer à la vie citoyenne que ce soit par l’usage de ses droits civiques ou par la participation à des actions ou des œuvres collectives. Tout ce qui fait notre raison d’être.

Pour autant nous n’avons pas baissé les bras, nos associations ont contribué à maintenir le nécessaire lien social et à apporter la solidarité aux plus fragiles. Les services de la Fédération ont continué à fonctionner en s’adaptant à ce contexte pour faire vivre nos valeurs comme cela a été le cas avec la Semaine de la laïcité. Les newsletters nous ont permis de maintenir, dialogue, réflexion et informations.

Notre démocratie doit être exemplaire, la distanciation ne doit pas stopper ou empêcher la participation. Il nous faut impérativement adapter nos pratiques, en réinventer d’autres pour répondre aux grands défis qui sont devant nous. Aussi, avons-nous décidé cette année de travailler en interne et en externe pour faire en sorte que cette situation soit l’occasion pour notre mouvement d’éducation populaire de montrer que nous sommes en capacité de contribuer à construire et transmettre les clés de compréhension du monde qui nous entoure et ainsi susciter une participation citoyenne éclairée.

La crise de la covid19 est le révélateur des dysfonctionnements d’un système à bout de souffle, à bout de cycle, celui d’une économie de prédation qui détruit les écosystèmes et la biodiversité, l’une des causes de l’émergence du virus, mais aussi d’un système où les économies mondialisées intensifient les échanges à la seule logique d’une plus grande rentabilité au profit de quelques privilégiés.

Face à cette situation, l’éducation populaire doit être au rendez vous de la construction d’un nouvel humanisme écologique et social, comme elle l’a été au milieu du 19ème siècle lorsqu’elle a contribué au mieux-être des laissés pour compte du progrès industriel. Les grandes avancées sociales, école laïque pour tous, droit d’association, loi de 1905 ont été le résultat de mobilisations collectives où l’éducation populaire a contribué à éveiller les consciences. A nous de jouer le même rôle dans ce nouveau contexte.

Dès 2019, le conseil d’administration a fait de l’urgence climatique et de la biodiversité un axe prioritaire de toutes les actions de la Fédération. D’une certaine manière, la crise du covid19 est venue corroborer la pertinence de ce choix. Pour nous donner les moyens de mobiliser l’ensemble de la fédération dans toutes ses composantes, nous avons décidé la mise en place des conseils d’orientation qui seront opérationnels dès 2021. Rassemblant les élus, le personnel, les adhérents et nos partenaires ils doivent définir les orientations des différents pôles pour les prochaines années dans le cadre global de l’enjeu de l’urgence écologique. Ils se tiendront pendant le premier trimestre et serviront de base à l’écriture de notre projet fédéral qui sera présenté à notre prochaine assemblée générale.

Nous continuerons à œuvrer pour mettre à la disposition de chacun les outils pour appréhender le monde tel qu’il est, avec ses enjeux écologiques, sociaux, démocratiques et culturels. Avec nos deux fédérations sportives, nos pôles éducation, culture, formation, innovation sociale, séjours éducatifs, avec l’accompagnement que nous réalisons auprès des 900 associations affiliées nous avons l’ambition de donner à chacun les clés de compréhension de notre société en vue de renforcer une organisation sociale dont l’objet primordial sera l’amélioration de la condition humaine en harmonie avec notre planète.  

La crise que nous vivons devra nous faire prendre conscience qu’il y a urgence à modifier nos pratiques et nos usages. Si les ressources ne sont pas inépuisables, nous ne pouvons continuer à les extraire sans vergogne, nous ne pouvons pas modifier constamment notre environnement sans conséquences sur la santé humaine.

Rousseau écrivait déjà sur l’homme en 1762 : «Tout dégénère entre les mains de l’homme.Il force une terre à nourrir les productions d’une autre, un arbre à porter les fruits d’un autre, il mêle et confond les climats, les éléments, les saisons, il mutile son chien, son cheval, son esclave. Il bouleverse tout, il défigure tout, il aime la difformité, les monstres. Il ne veut rien tel que l’a fait la nature, pas même l’homme ».

Que cette année 2021 soit pour nous l’occasion de montrer que l’idéal de l’éducation populaire n’est pas figé dans les années glorieuses de notre histoire mais qu’il sait se réinventer pour répondre aux défis d’aujourd’hui d’une société plus juste, plus fraternelle dans une nature protégée qui ne doit plus être soumise aux seuls intérêts à court terme de quelques nantis. C’est là le nouvel humanisme auquel nous aspirons.

Edward Abbey romancier et écologiste américain disait, dans son ouvrage En descendant la rivière :
« Une société qui se sent trop pauvre pour se permettre de préserver la nature sauvage ne saurait mériter qu’on l’appelle civilisation »

Meilleurs voeux pour 2021.

 

Bruno VERBEKEN
Président de la Fédération du Nord

Tous unis pour les 115 ans de la loi de 1905.

Une loi juste et parfaite. « Ce n’est pas parce qu’elle est loi qu’elle est juste, mais parce qu’elle est juste qu’elle doit être loi. »

C’est ainsi que Montesquieu rappelait que la loi est l’instrument principal de la justice, et qu’à ce titre elle est censée être vertueuse afin d’encadrer et faire évoluer une société. Si nombre de lois sont critiquables en leur sens pratique, celle de 1905 est construite dans des proportions qu’à la Ligue de l’Enseignement nous pourrions qualifier de justes et parfaites.

Justes, parce que le contenu de cette loi s’adresse à tous et garantit à chacun les mêmes droits quelles que soient les croyances, les doutes ou l’absence de croyance qui peuvent nous habiter. Elle ne s’adresse pas à quelqu’un en particulier mais considère chaque être humain comme un maillon de l’humanité que les religions ne peuvent, par essence, pas relier au-delà de l’identité propre qu’elles induisent. Ainsi, la loi de 1905 respecte toute opinion spirituelle et permet justement de dépasser le cadre de l’opinion pour rassembler les esprits autour du triptyque républicain.

Parfaites, parce que le contour ne peut pas être remis en cause. Elle sépare les pouvoirs et garantit qu’un traitement égal puisse être réalisé par les pouvoirs publics. Quel que soit le culte pratiqué, l’origine, le genre, l’orientation sexuelle …. Elle garantit ainsi la protection de la diversité qui peuple notre territoire. C’est donc la laïcité en tant que principe d’organisation cadré par la loi de 1905, que nous nous attachons à faire vivre pour donner force et vigueur à la République.

Si nous pouvons d’ores et déjà affirmer que la loi de 1905 cadre parfaitement les rapports que l’État doit entretenir avec l’expression des diversités, un arsenal législatif supplémentaire permet de réprimer tout comportement contraire à l’idéal républicain qui définit notre société comme libre, égale et fraternelle. Ainsi les lois de 1972 et de 1990 relatives au racisme, aux discriminations et à la xénophobie permettent de réprimer les comportements, les propos et les agissements déviants qui pourraient émaner d’intégristes religieux ou de groupes d’extrême droite. La loi de 1905 est donc le socle législatif qui garantit à la fois la liberté mais aussi un traitement égal des différentes sensibilités de notre société. Elle permet de nous rassembler toutes et tous dans un lieu commun dénommé République.

L’urgence d’une République sociale. Pour nous rassembler vraiment, Jean Jaurès avait exprimé en son temps que la seule condition pour que la laïcité soit effective est une République sociale. Pourtant, en France les inégalités se sont accrues au cours des dernières décennies à tel point que selon l’observatoire des inégalités « les Français les 10 % les plus aisés touchent 6,7 fois plus que les 10 % les plus pauvres. Aujourd’hui la France est, après la Suisse, le pays d’Europe où les riches sont les plus riches ». Nous parlons ici des seuls revenus car si l’on prend compte le patrimoine qui perpétue les inégalités on se rend compte que « le 1 % le plus fortuné de notre pays possède 17 % de l’ensemble du patrimoine des ménages et si l’on prend les 10 % les plus riches, c’est presque la moitié ». Ceci nous amène à observer un fait marquant dans notre société que certains qualifient de « sécession des riches » qui vont même jusqu’à investir massivement l’enseignement privé afin de préserver ce que l’on pourrait avec justesse qualifier de « distanciation sociale ». Faire vivre la laïcité, ce sera donc prendre en compte la nécessité de rendre notre système plus vertueux. Il faudra ainsi que la part la plus aisée de notre population accepte de cotiser un peu plus à l’impôt et que les bénéfices soient taxés davantage. Il faudra aussi qu’un vrai combat soit mené pour empêcher les 100 Milliards d’euros de fuir l’impôt français tous les ans. Nous aurions ainsi les moyens nécessaires pour lutter contre la désertification des services publics dans certains quartiers et donner les moyens à la vie associative et l’éducation populaire de s’y implanter favorisant ainsi l’accès à un parcours éducatif de qualité. Nous pourrions enfin créer la dynamique nécessaire permettant à chacun de croire aux vertus de la République par l’éducation et l’accès à un service public de proximité et de qualité.

Comme l’affirmait Jean Jaurès : « Arrêtons de parler d’égalité, il est temps de faire des égaux » !

Agir pour la laïcité. A notre niveau, nous n’avons pas tant de pouvoir de décision qui permettrait d’engager les nécessaires réformes, mais nous agissons au quotidien sur la prise en compte de chacun en égale dignité, sur la réduction des inégalités par l’accès à l’éducation, à la culture, aux vacances et aux loisirs. Nous créons des espaces d’éducation et de formation de l’esprit afin que chacun puisse appréhender le monde et ses limites. Nous travaillons aussi massivement à faire en sorte que les acteurs éducatifs et associatifs se réapproprient ce principe, notamment au cours de la semaine de la laïcité que nous mettons en place.

Pour la deuxième année consécutive nous rassemblons les acteurs de notre réseau dans la mise en œuvre d’actions autour de la laïcité. Cette année est certes particulière, mais l’engagement de notre réseau ne s’est pas essoufflé pour autant et nous comptons près de 200 actions mises en place pour que la laïcité soit appréhendée par les habitants de notre département comme un cadre qui « protège et émancipe tout à la fois ». C’est un chantier qui doit sans cesse être renouvelé. Si nous avions pu le croire acquis comme une évidence, les évènements douloureux vécus ces dernières années nous rappellent qu’il ne peut y avoir de relâchement. Il est nécessaire d’investir massivement les espaces d’éducation, les lieux culturels, les quartiers populaires. Il est nécessaire que les séjours de vacances ou les classes de découvertes restent des lieux de mixité et de vivre ensemble qui développent l’ouverture d’esprit.

L’éducation populaire coute cher ? Essayez l’ignorance … Tout cela implique des choix politiques clairs qu’il faut l’assumer. Alors que c’est dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville qu’il faudrait investir massivement, le désengagement de l’État et certaines collectivités prive les associations d’éducation populaire de moyens d’agir. Une loi qui réprime ne coûte rien il est vrai, seulement quelques débats et une image médiatique. Si elle permet de traiter les conséquences, les causes restent et demeurent. L’éducation nationale accompagnée par les mouvements d’éducation populaire peut agir sur les causes. Il est urgent de leur donner les moyens de s’implanter durablement dans les territoires où, peu à peu, l’idéal républicain s’éloigne.

Quel bel investissement pour le devenir du monde … Car à l’image de la personne pour laquelle on parle d’un esprit sain dans un corps sain, une planète saine sera nécessairement accompagnée d’un état d’esprit sain.

Bruno VERBEKEN
Président de la Fédération du Nord

Au-delà de la fièvre complotiste, l’urgence d’une éducation populaire à l’esprit critique

Depuis la diffusion du film Hold-Up et l’agitation suscitée dans les différents médias traditionnels, l’épidémie de « théorie du complot » et de « fake news » est en accusation.

C’est un fait, à priori incontestable, celui qu’un ensemble de vidéos et de productions médiatiques qui interprètent l’actualité de manière alternative, avec une lecture complotiste du moindre évènement, sont massivement consommés sur Internet et sur les réseaux sociaux.

C’est un fait aussi que nous consommons toujours plus d’informations, 30 fois plus qu’il y a 10 ans et les études montrent que nous en consommerons davantage encore dans les années à venir.

Les enjeux et défis posés par la diffusion massive de ces théories ont largement été étayés et médiatiquement relayés par les médias ces derniers mois et il suffit de lire les publications de « l’Observatoire du conspirationnisme » pour s’en convaincre. Nous avions d’ailleurs invité son directeur, Rudy REICHSTADT à l’occasion de notre journée sur le thème de la « Citoyenneté Numérique » qui a rassemblé 110 acteurs éducatifs et associatifs.

Mais la dernière poussée de fièvre en date, dans les différentes rédactions parisiennes, à la suite de la diffusion du film Hold-Up et de son succès d’audience malgré sa censure par les différentes plateformes de partage de vidéos en ligne, peut apparaitre à certains égards disproportionnés tant le traitement médiatique de la question s’acharne sur le symptôme bien plus que sur les causes qui ne sont quasiment jamais abordées.

Le film Hold-Up, par exemple, prospère sur un terreau et dans un contexte qui n’est pas neutre :

  • Les mesure prises en réponse à la situation sanitaire et à l’appauvrissement organisé de nos hôpitaux se sont caractérisés par un recul extraordinaire des libertés publiques inconnu en temps de paix,
  • La réduction de nos vies à ce que le pouvoir qualifie arbitrairement d’« essentiel »,
  • La fragilisation psychologique et économique d’une partie de nos concitoyens,
  • La montée en puissance et la prise de pouvoir des GAFAM dans certains domaines,
  • Des personnes qui dans cette période sentent que leur existence peut basculer.

Parallèlement aux théories du complot qui prospèrent, le fait est, également, que nous assistons à la déshérence d’un champ médiatique qui peine à convaincre une partie de la population et qui bien avant l’avènement des réseaux sociaux avait perdu toute confiance chez toute une partie des citoyens.

Rappelons que le « Bondy Blog » a été créé sur les cendres des émeutes de 2005 et en réaction au traitement médiatique déplorable, ces dernières décennies, des quartiers dits « populaires », par les médias traditionnels.

Autre illustration, un mouvement comme le nôtre n’est pas dupe du traitement médiatique réservé au principe de laïcité – souvent malmené par des journalistes qui ne s’efforcent qu’à mettre en scène polémiques et autres faits divers dont beaucoup ne relèvent même pas du principe de laïcité mais évoquent davantage un ensemble d’idées reçues relayées médiatiquement – sans même parler de la tribune faite chaque jour par une chaine comme CNEWS aux polémistes d’extrêmes droites en tout genre, ni même du traitement médiatique du mouvement social dit des « Gilets Jaunes ».

Rappelons encore que les cris d’orfraie ne se sont pas faits entendre sur les grandes matinales d’informations – qui rassemblent une audience considérable – lorsque tous ont largement rapporté les allégations de fraudes à l’encontre du candidat à sa propre succession, l’ancien président Bolivien Evo MORALES, comme s’il s’agissait de faits. Les conséquences ont été bien réelles, puisque le 10 Novembre 2019, le président Evo MORALES, premier président indigène de la Bolivie, était contraint à la démission et à l’exil par un coup d’État porté par ces allégations médiatiques mensongères. Épisode à l’issue duquel sera portée au pouvoir Mme Jeanine ANEZ, une parlementaire d’extrême droite, le tout sans élection. Mais en février 2020, quand finalement les preuves statistiques dédouanent le président MORALES de toute fraude, le battage médiatique se fait beaucoup plus silencieux, en France y compris.

Rappelons enfin que toute une génération a grandi à l’ère de la plus grande manipulation contemporaine qui a permis la guerre en Irak en 2004 et qui a été largement relayée par les médias traditionnels : l’existence d’armes de destruction massive en Irak et le mensonge, depuis largement documenté, prononcé par Colin Powell devant le conseil de sécurité de l’ONU.

Saluons ici le travail salutaire réalisé par nos camarades de l’association ACRIMED, qui s’efforcent à faire le décryptage nécessaire vis-à-vis des médias les plus puissants, et qui fabriquent, aujourd’hui encore, une écrasante majorité de l’opinion.

Quelques axes de réflexion sur des enjeux essentiels que défend la Ligue de l’enseignement doivent nous préoccuper concernant le champ médiatique au-delà des seules théories du complot.

D’abord le fait que l’État apparait dépassé par les GAFAM quand il s’agit de poser le cadre de l’exercice de la liberté d’expression. Le retrait des plateformes du film Hold-Up illustre le contrôle démesuré qu’exercent ces plateformes tant il peut nuire à notre conception de la liberté d’expression et se montrer contreproductif ne faisant que renforcer les convictions complotistes. Une liberté d’expression maximale (dans les limites fixées par la loi) doit-être défendue : boussole essentielle en régime de laïcité. Mais, c’est aux seuls représentants du peuple, dans une démocratie représentative, qu’il revient d’en décider et de fixer les limites à la liberté d’expression, et non pas à Mark ZUCKERBERG, patron de Facebook.

Ensuite, il ne faut pas traiter avec mépris et condescendance les personnes qui adhérent aux théories du complot ou autres fausses informations, car ce serait leur dénier leur capacité d’accès au politique. Qu’on le veuille ou non la politique c’est aussi la lutte pour interpréter et définir le réel – il faut les combattre non pas en criant aux « fake news » mais dans le cadre du débat et de la lutte politique et démocratique.

Le capitalisme numérique entraine notre manière de nous informer, notre consommation culturelle, notre manière de lire et de penser le monde, et cette réalité sera de plus en plus structurante de la fabrique de l’opinion publique et du consentement dans les décennies à venir.

A la croisée de tous ces enjeux, la Ligue de l’enseignement agit déjà à travers les actions d’éducation à l’esprit critique que nous menons, un esprit critique qui s’exerce à tous les égards et face à toutes productions médiatiques. Nos programmes de formations sur la « Citoyenneté Numérique » et aussi « Médias et Identité Numérique » développés dans le cadre d’un partenariat avec la Communauté d’Agglomération Béthune-Bruay Artois Lys Romane qui nous soutient activement dans cette démarche, en sont des exemples.

Nous agissons aussi dans le cadre du programme d’éducation aux médias et aux réseaux et à l’information « SKIP ASKIP » que nous déployons dans 6 lycées de la Région, à destination de 120 lycéens. Le programme est constitué d’un parcours de 10 séances, et participe à démonter les mécanismes de toute fabrications médiatiques. Il débutera en Janvier 2021, repoussé en raison des mesures de limitation des déplacements.

Une fois de plus, dans un monde qui connaitra toujours plus d’« infobésité » nous appelons les collectivités à agir avec nous face à ces enjeux structurants du faire société d’aujourd’hui et de demain.

Bruno VERBEKEN
Président de la Fédération du Nord

Réduire la pauvreté

Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile (…) gardez-vous d’écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la Terre n’est à personne.
Rousseau discours sur l’origine de l’inégalité entre les hommes

164 000 foyers supplémentaires vont toucher le RSA cette année suite à la crise du COVID 19.  10 Millions de pauvres en France, soit 15% de la population … c’est énorme !

Combien de pauvres supplémentaires compterons-nous dans les prochaines années avec la pandémie et ses effets destructeurs sur l’économie ?

Le fait que nous soyons la 6ème puissance économique mondiale et la 2ème en Europe devrait nous interroger sur notre capacité à éradiquer la pauvreté d’autant que nous en avons largement les moyens.

Rien n’a jamais « ruisselé » comme prévu …

Il faudrait pour cela un courage politique qui contraigne à une plus juste répartition des plus de 2 400 Milliards d’euros que nous produisons chaque année en France.

Si la répartition des richesses et la lutte contre la pauvreté n’est pas d’actualité, nous saluons tout de même l’initiative du gouvernement d’avoir fourni une aide exceptionnelle aux bénéficiaires du RSA en ces temps difficiles.

Peu importe que cela nous coute « un pognon de dingue », l’éradication de la pauvreté doit être un combat de notre société au même titre que la propagation du COVID 19.

S’il s’agit d’un état (la pauvreté) dans lequel certaines personnes se situent, il ne faut pas oublier les conséquences néfastes qu’il peut engendrer sur l’être humain. La souffrance mentale et la consommation de psychotropes voire l’addiction et la dépendance font partie des difficultés que les pauvres subissent. Tout comme la malbouffe et ses conséquences désastreuses sur la santé !

Ce sont aussi des violences familiales liées à l’altération de l’état psychologique, des difficultés pour des enfants qui n’ont pas de conditions satisfaisantes pour étudier et qui finissent par se retrouver à l’âge adulte dans des conditions similaires à celles qui les ont précédés suite, souvent, à un décrochage scolaire.

Dans notre région, cette situation est dramatique. Nous sommes particulièrement concernés par la pauvreté avec 1 Million de personnes pauvres pour un taux de 18,3%, un surendettement important, des difficultés à payer les factures de chauffage, un taux de chômage supérieur de 2 points à la moyenne nationale, et un taux d’illettrisme supérieur de 4 points (11% en Hauts de France alors qu’il est de 7 % nationalement).

Des associations font un travail considérable pour amortir les conséquences de cette violence sociale qui laisse de côté une partie importante de notre population. Elles agissent pour réduire les violences familiales, accompagner les souffrances liées aux addictions, distribuer des colis alimentaires, collecter des vêtements et des meubles pour les redistribuer … elles travaillent ainsi pour que chacun puisse habiter dignement notre pays

Nous vivons des temps douloureux qui doivent nous faire prendre conscience que la solidarité établie par les associations pour compenser les manques ne peut être suffisante. L’état doit désormais assumer son rôle et mettre des moyens conséquents pour penser l’être humain au cœur d’un futur que nous devons créer collectivement en dépassant les inégalités que la crise sanitaire rend encore plus criantes.

Il nous faut réinventer un modèle et agir sur les causes de la souffrance un peu comme ces mots tirés d’un rapport remis au gouvernement en 2018 qui exprimait la nécessité « d’inventer l’État providence du XXIe siècle ».

Celui-ci devra nécessairement traiter la souffrance induite par la pauvreté et ainsi sortir du schéma qui voudrait que le pauvre soit coupable, contrairement à beaucoup de réalités qui voudraient qu’on ne naisse pas raciste, par exemple, mais qu’on le devient.

Pour la pauvreté c’est différent, beaucoup naissent pauvres … et le demeurent.

Une première réponse à ces fatalités pourrait être la mise en place d’un revenu universel, qui ne serait pas une allocation, et qui reconnaitrait l’existence de chacun.

Nous pouvons d’ores et déjà repenser les dynamiques territoriales et augmenter le lien social en soutenant des initiatives collectives créatrices d’emplois dans le domaine de l’économie sociale et solidaire afin de réduire la fracture sociale qui touche notre pays.

Nous avons surement beaucoup pensé, il est urgent d’agir !

 

Bruno VERBEKEN
Président de la Fédération du Nord


Être à l’écoute de la communauté éducative

Seconde vague, confinement partiel, attentat… La rentrée scolaire d’octobre a été perturbée par un enchainement d’événements. Depuis septembre, la communauté éducative tente de maintenir une forme de continuité pédagogique entre une pandémie mondiale prolongée et des ordonnances gouvernementales parfois impraticables. Indépendamment de la situation sanitaire, l’attentat meurtrier à l’encontre de Samuel Paty, professeur d’Histoire-géographie à la veille des vacances scolaire, a bouleversé le corps enseignant.

La Ligue de l’Enseignement souhaite mettre en avant le milieu éducatif professionnel qui, en parallèle d’être au centre de l’actualité sécuritaire nationale, se bat depuis le début de la crise sanitaire afin de conserver une permanence pédagogique pérenne.

Cyriane, volontaire en Service Civique de la Ligue, Fédération du Nord, étudiante en école de journalisme, a rencontré des enseignant.e.s afin de recueillir leurs témoignages en matière de laïcité et liberté d’expression.

Être à l’écoute de la communauté éducative

Seconde vague, confinement partiel, attentat… La rentrée scolaire d’octobre a été perturbée par un enchainement d’événements. Depuis septembre, la communauté éducative tente de maintenir une forme de continuité pédagogique entre une pandémie mondiale prolongée et des ordonnances gouvernementales parfois impraticables. Indépendamment de la situation sanitaire, l’attentat meurtrier à l’encontre de Samuel Paty, professeur d’Histoire-géographie à la veille des vacances scolaire, a bouleversé le corps enseignant.

La Ligue de l’Enseignement souhaite mettre en avant le milieu éducatif professionnel qui, en parallèle d’être au centre de l’actualité sécuritaire nationale, se bat depuis le début de la crise sanitaire afin de conserver une permanence pédagogique pérenne.

Cyriane, volontaire en Service Civique de la Ligue, Fédération du Nord, étudiante en école de journalisme, a rencontré des enseignant.e.s afin de recueillir leurs témoignages en matière de laïcité et liberté d’expression.

Prendre le temps de concevoir l’actualité et déchiffrer ses enjeux par des récits personnels.

Dans Vécu d’Actu, des personnes concernées de par leurs professions, activité personnelles et engagements associatifs viennent raconter tout au long d’un podcast comment elles ont appréhendé des événements allant du fait local à l’actualité nationale. Créé par La Ligue de L’Enseignement Fédération du Nord et du Pas-de-Calais, ce podcast vise à comprendre les enjeux de notre génération à travers des récits individuels.

Cyriane, volontaire en Service Civique de la Ligue, Fédération du Nord, étudiante en école de journalisme, a rencontré des enseignant.e.s afin de recueillir leurs témoignages en matière de laïcité et liberté d’expression.

 

Recapitaliser la vie associative

Nous vivons une période compliquée d’un point de vue économique laissant présager un avenir douloureux pour la vie associative. Celle ci rassemble 13 millions de bénévoles agissant dans divers domaines d’activités permettant ainsi de déployer des actions à destination de la population dans son ensemble, soit un million quatre centre mille associations qui forment la richesse de notre pays en agissant dans le sport pour transmettre ses valeurs, dans le social pour préserver les plus fragiles, dans l’humanitaire pour protéger ceux qui n’ont rien, dans le culturel pour éveiller les consciences et ouvrir les esprits …

Au sein de ces associations, plus de 2 millions de salariés agissent tous les jours pour offrir à notre société cette plus-value. Toute cette activité génère des flux financiers, participant ainsi à vie économique du pays en produisant des richesses. En effet, on pourrait penser que les subventions représentent la majeure partie des ressources des associations, c’est pourtant loin d’être le cas et leur apport dans leur budget global est en baisse continuelle passant de 34 % en 2005 à seulement 20 % en 2017. Cette diminution drastique des moyens alloués les mets au défi de trouver de nouvelles ressources : pour certaines, du mécénat ou du don et pour d’autres, des nouvelles sources d’autofinancement.

Si le principe du don n’est pas négatif en soi en créant une solidarité spontanée, on peut critiquer le fait que les dons défiscalisés permettent de soutenir certaines organisations humanitaires ou à vocation sociale issues de mouvements confessionnels. Certaines ont été sujet à polémique ces derniers temps comme Baraka city et le CCIF (https://islamenforce.wordpress.com/2016/03/03/declaration-impots-reduction-sadaqa-aumone-zakat-dons-organismes-musulmans/) mais aussi Civitas qui manifestait pour interdire l’avortement et le mariage pour tous et a pu en bénéficier jusqu’en 2015 en tant qu’association avant de se muer en parti politique pour bénéficier d’avantages similaires.

Quant à l’autofinancement, il correspond souvent à une activité qui s’inscrit dans l’économie réelle, et il doit être pris en compte comme tel.

Aussi il est impératif que ce patrimoine économique ne disparaisse pas au même titre que les entreprises privées ou le secteur bancaire.

Celui-ci avait bénéficié d’une recapitalisation lors de la crise des subprimes.

De la même façon qu’en 2008 pour les banques, un grand nombre d’associations qui agissent dans des secteurs économiques clé comme le tourisme social, la formation, etc., les associations intermédiaires et tant d’autres mettront la clé sous la porte si on ne leur octroie pas de fonds en urgence pour compenser leur perte d’activité.

En région Hauts de France, 97 600 associations représentent 198 000 emplois, soit plus de 10% des emplois de la région. C’est là une réalité dure à rendre visible quand un modèle néolibéral prime. Néolibéral … encore faudrait-il que ce soit un modèle économique nouveau et qu’il propose les mêmes libertés aux êtres humains qu’aux biens et marchandises qui peuvent eux circuler librement d’un pays à un autre quelle que soit leur origine.

Les dégâts humains produits par ce modèle économique sont considérables dans notre région. On le constate actuellement à Béthune où 863 salariés, se retrouveront sur le carreau avec la fermeture du site de Bridgestone au seul prétexte de compétitivité.

Auparavant, et pour les mêmes raisons obscures, notre région a connu de nombreux plans sociaux, laissant des séquelles à des familles entières qui perdaient ainsi beaucoup de repères. Notre région a besoin de passer un cap et c’est une économie réparatrice qui doit se mettre en place pour soigner la souffrance qui a prévalu ces dernières décennies et créer une dynamique nouvelle.Cette économie réparatrice, la vie associative peut y contribuer largement.

Si elle n’est pas aidée comme il se doit, il faut s’attendre à un plan social de plusieurs dizaines de milliers de personnes … qui a d’ailleurs déjà commencé. Si le prêt garanti par l’Etat est une très bonne solution, à court terme, pour permettre à celles qui peuvent en bénéficier de parer au plus urgent, les assos doivent être en mesure, demain, d’envisager l’avenir grâce à leurs fonds propres.

Pour cela, il est nécessaire qu’une partie des prêts consentis servent à recapitaliser notre patrimoine associatif afin de sauvegarder l’économie associative et l’emploi.

Nous demandons donc à l’Etat de transformer en aide directe les prêts accordés puisque garantis. Ce sera nécessaire pour sauvegarder l’économie associative et l’emploi.

 

Bruno VERBEKEN
Président de la Fédération du Nord

Les enseignants méritent reconnaissance sociale et financière

Après l’attentat terroriste qui a coûté la vie à Samuel Paty, toute la population dans un sursaut républicain est descendue dans la rue pour dire “je suis enseignant” comme elle avait dit “je suis Charlie “ en 2015 après l’attentat contre les journalistes de Charlie Hebdo.

C’est bien sûr une belle et nécessaire reconnaissance à l’égard d’une profession qui agit souvent bien seule, dans des conditions difficiles pour transmettre le savoir et faire vivre au quotidien les valeurs républicaines.

Il est regrettable qu’il faille cette tragédie pour mettre en lumière le rôle irremplaçable des enseignants dans la République. Nous ne devons pas « être enseignants » sur le coup d’une émotion aussi légitime soit-elle, mais parce que nous devons reconnaître le courage dont ils font preuve et le travail qu’ils réalisent tous les jours.

Dans le temps du zapping médiatique, une fois l’émotion passée, les conditions de solitude, les difficultés matérielles d’exercice du métier, le manque de reconnaissance sociale redeviennent le quotidien du métier d’enseignant. Souvenons-nous que lors du 1er confinement, la porte-parole du gouvernement s’était permise de dire que les enseignants auraient pu aller cueillir des fraises, suggérant que le confinement était pour eux une sorte de vacances, alors que dans des conditions extrêmement difficiles ils étaient aux premières loges pour assurer la continuité du service public d’éducation.

Lors de la rentrée scolaire, dans le cafouillage et les consignes changeantes, ils se sont retrouvés seuls face à leur classe pour une minute de silence en hommage à Samuel Paty. Ils demandaient, quoi de plus légitime, de se retrouver ensemble 2 heures avant les cours pour réfléchir ensemble et préparer un travail pédagogique adapté à la réalité de chaque établissement pour rappeler les valeurs de la République et particulièrement le principe de laïcité, car on n’intervient pas de la même façon dans un établissement en quartier prioritaire et un établissement de centre ville.

Mouvement d’éducation populaire et fédération d’associations, la Ligue de l’enseignement a été construite dès 1866 pour œuvrer en faveur de   l’école publique laïque et obligatoire dont les 2 buts essentiels étaient de transmettre les savoirs et faire des citoyens et ainsi servir à construire et faire vivre les idéaux républicains.

C’est grâce aux enseignants et enseignantes, à leur engagement tant dans l’école que dans les activités périscolaires portées par la Ligue que la continuité s’est réalisée. Ainsi les enseignants ont à toute époque apporté une forte contribution au projet républicain. Dès les lois Jules Ferry ils se sont consacrés pleinement à leur mission, à tel point qu’ils furent rapidement qualifiés d’hussards noirs de la République. Ils n’ont par la suite pas hésité à prolonger leur travail en s’engageant au sein des réseaux laïques, en créant et faisant vivre des amicales laïques afin d’offrir à la république des outils concret de mise en œuvre de son projet.

Aujourd’hui ils continuent à s’engager dans leur mission de service public et doivent souvent faire preuve d’ingéniosité pour compenser le manque de reconnaissance et de moyens qui leurs sont alloués. Au quotidien ils doivent  faire preuve de prouesses , particulièrement dans la période difficile que nous traversons pour rester mobilisés, ne pas baisser les bras et  sans cesse s’adapter pour assurer la continuité de leur mission.

Pour ce qui est de la crise sanitaire, les enseignants ont innové, ont su faire preuve d’énergie pour assurer un suivi à distance. Aujourd’hui les voici encore « au front » en cette période de rentrée avec l’application d’un protocole contraignant. Ils se retrouvent à devoir accueillir jusqu’à 30 enfants voir plus dans une seule classe avec plus d’un millier d’élèves parfois qui circulent dans un seul et même établissement. La protection des élèves dans ce contexte est une mission contraignante et difficile.

Face à ces difficultés pour exercer leur métier, les syndicats enseignants ont décidé d’une journée de grève le 10 Novembre pour obtenir du gouvernement des actes et plus seulement des déclarations de compassion.

C’est parce qu’i l y a urgence à ce que le travail qu’ils réalisent soit reconnu, c’est parce que l’éducation est un enjeu majeur pour notre société que nous soutenons leur mouvement social.

Enfin, association complémentaire de l’école nous sommes engagés à leurs côtés pour que  les élèves s’ouvrent aux  autres, pour leur  permettre la découverte du monde qui nous entoure, notamment par le développement de l’esprit critique nécessaire au principe de laïcité en France.

Ce sont elles et eux qui, à l’instar de leur confrère sauvagement assassiné à Conflans Sainte Honorine, transmettent un regard critique sur notre société leur permettant de comprendre et d’appréhender la complexité de notre monde.

Autour du 9 décembre aura lieu la semaine de la Laïcité organisée par la Ligue de l’enseignement, nous sommes fiers d’agréger leurs nombreuses initiatives et de les valoriser pour faire que demain la République ne soit pas qu’une incantation mais une réalité vécue et que la vie de leur collègue ne soit pas perdue en vain.

 

 

 

 

Bruno VERBEKEN
Président de la Fédération du Nord

Cette année, à nouveau, nous organisons une semaine départementale de la Laïcité, qui aura lieu entre le 7 et le 14 décembre 2020.

Ce temps est pour nous l’occasion de rassembler ceux qui, comme nous, sont attachés à faire vivre la Laïcité comme principe essentiel du vivre ensemble. Cette semaine départementale est le résultat d’un travail de fond que nous menons au quotidien. Elle est un temps fort important pour notre Fédération et notre réseau, d’autant plus au vu du contexte actuel.

La crise sanitaire venant altérer le fonctionnement habituel de notre organisation et de cette semaine particulièrement importante, nous sommes amenés à faire preuve de toujours plus de créativité pour continuer à faire vivre ces actions et ce principe de laïcité.

Associations et acteurs éducatifs, vous avez jusqu’au 29 novembre 2020 pour déposer un appel à participation ou appel à projet à l’adresse mail suivante : evenements@ligue59.org , afin de faire valoir, au travers d’une ou plusieurs actions, ce principe de laïcité, durant notre semaine qui aura lieu entre le 7 et le 14 décembre prochain.

Nous avons conscience que la mise en place des actions dans le cadre de cette semaine de la laïcité nécessite une adaptation particulière. Sachez que nous pouvons vous outiller, vous accompagner dans ce cadre, afin de vous aider à mettre en place vos actions, ou les réajuster, de façon dématérialisée, distanciée, de façon adaptée aux circonstances actuelles.

Contact :
Alexia BEAUVAIS
Coordinatrice des événements départementaux
evenements@ligue59.org