Chers amis,

Merci à vous d’avoir répondu à notre appel et d’être présents ici ce soir.

Pour nous, il ne s’agit pas seulement de satisfaire à une tradition, c’est aussi l’occasion d’une rencontre et d’un échange que nos obligations quotidiennes nous empêchent de réaliser plus souvent.

Tout d’abord donc et au nom du Conseil d’administration de notre Fédération, à toutes et à tous, j’adresse nos vœux de bonheur les plus chaleureux, pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers. Pour la Ligue de l’Enseignement, nous souhaitons que l’année 2020 soit une année où de réelles conditions du « vivre ensemble » soient instaurées. Autant qu’en 2019, je reste persuadé que l’utopie d’aujourd’hui sera la réalité de demain.

Ces vœux peuvent paraître décalés au milieu d’une actualité qui ne nous laisse pas indifférents. Cette actualité nous oblige, au contraire, à réactiver la parole de Jean MACÉ à la fondation de notre mouvement : « la Ligue poursuit un but essentiellement politique, mais elle ne s’occupe ni de politique, ni de religion, elle ne s’occupe que de l’éducation au suffrage universel, non pour faire des élections mais des électeurs, non pour faire des candidats mais des citoyens ».

Voici donc une nouvelle année qui débute, avec une planète qui se dégrade de plus en plus vite dans un pays où le pessimisme de nos concitoyens prend de plus en plus de place, dans un climat social très perturbé.

La révolte des gilets jaunes a réactualisé un double questionnement national, celui des causes de la paupérisation croissante d’une majorité de français et celui de l’accroissement des inégalités sociales, financières et culturelles singulièrement marquées sur nos territoires. Dans le monde d’aujourd’hui, il faut cumuler les ressources de près de quatre milliards de personnes pour obtenir l’équivalent de ce que possèdent les vingt-cinq personnes les plus riches.

 

Qui a dit que la lutte des classes n’était plus de ce temps ? Elle a simplement été inversée.

Dans le dossier de la réforme des retraites, extrêmement impopulaire, le gouvernement multiplie les provocations. Après cinq semaines de manifestations, les appels à discuter ressemblent à des mauvaises blagues. Appeler les syndicats à une concertation alors que le projet de réforme est déjà au Conseil d’Etat, ou à une conférence sur le financement des retraites sans ouvrir la porte à la hausse des cotisations…

Dans ce contexte où le réformisme prend le pas sur le sens des dispositifs publics en place, méfions-nous de ceux qui font preuve d’un grand zèle pour réorganiser et rendre compétitif l’action publique. Méfions-nous de l’apparition d’une chimère, cette « mystique républicaine et laïque ».

Mystifier les valeurs des institutions a toujours été une potentielle recette pour le totalitarisme et le fonds de commerce des adeptes de l’obscurantisme.

Ne sont-ils pas les mêmes que ceux qui réduisent leur soutien au monde associatif, pourtant en première ligne comme ciment du vivre ensemble ?

Est-ce là la version d’une fraternité républicaine que le Gouvernement nous propose ?

 

La Fraternité est une partie intégrante de notre devise nationale : Liberté, Égalité, Fraternité.

C’est un principe républicain fondamental. Mais quel sens lui donner, pour finalement l’incarner ?

Si je faisais le test en vous interrogeant, il se pourrait qu’il y ait une définition propre à chacune des personnes présentes ce soir.

C’est une notion ambiguë, que nous avons le sentiment de bien connaître, mais qui est en partie indéfinissable. Pourtant, ce mot est inscrit en lettres capitales sur les frontons des mairies et des écoles publiques, dans l’ensemble de notre pays.

Fédération d’associations, acteurs du monde de l’éducation populaire, quelles sont nos obligations auprès de nos publics et aux côtés des pouvoirs publics pour donner corps à cette notion républicaine ?

Pourtant, régulièrement, on y revient, sur les plateaux télé, dans les journaux, sur internet, dans nos AG, nos réunions de CA, les projets pédagogiques ou nos réponses aux appels à subventions … sans pour autant y consacrer des temps dédiés qui nous permettent de réinterroger collectivement ces fondamentaux. C’est un travail essentiel !

Chers amis, n’oublions pas que la République est aussi censée être « sociale ».  Il s’agit de bon sens. C’est là que le principe de fraternité devient central.

Dans toute société digne de ce nom, il existe une obligation de solidarité. Elle se traduit par l’existence de dispositifs visant, par exemple, à assurer un secours à ceux qui sont dans le besoin ou en danger, à organiser un système de santé publique, à indemniser ceux qui connaissent des situations de chômage contre leur volonté, à assurer l’existence de ceux qui ne sont plus en état de travailler, à offrir un asile à ceux qui ne sont plus capables de gérer seul leur existence – et d’une manière générale à contribuer par l’impôt aux nécessités collectives.

Plus simplement, c’est la fraternité qui introduit de l’humanité dans l’espace républicain.

Et l’école dans tout ça ? Les cours d’écoles sont-elles réellement des espaces d’apprentissage de la fraternité ?

Inévitablement, les enseignants y sont confrontés chaque jour, eux qui au quotidien gèrent les différences et apprennent aux enfants à composer avec leurs propres représentations, ou celles transmises au contact de leurs parents.

La Ligue de l’enseignement, et plus particulièrement la Fédération du Nord, doivent renforcer l’effort dans ce lent processus qui conduit les plus jeunes et moins jeunes vers le statut de citoyen. Vivre ensemble, cela ne se décrète pas.

Faire société, les uns avec les autres, cela s’apprend et il faut constamment en cultiver les fruits.

 

En 2020, nous allons nous mobiliser fortement, avec les associations affiliées, nos partenaires, les collectivités et l’ensemble des membres de notre réseau afin de créer un grand temps de partage et d’initiatives collectives autour de la question de la Fraternité.

Les équipes de salariés de la Fédération travaillent d’ores et déjà dans ce sens.

C’est donc toute une semaine que nous aurons l’occasion de vivre ensemble au mois de mars, autour de la date du 21 mars, décrétée par l’ONU en octobre 1966 comme la « Journée internationale de lutte contre les discriminations raciales ».

Le 24 janvier, toute la journée, nous travaillerons à programmer une semaine complète d’actions pour le printemps, au centre social du Faubourg de Béthune à Lille, en plein cœur d’un des quartiers les plus concernés de la Métropole lilloise.

Nous invitons donc les associations, mairies et établissements scolaires du département à s’associer à notre fédération pour mettre en place une semaine festive d’éducation à la diversité́, aux cultures plurielles et à la lutte contre les discriminations. Cette semaine sera guidée par la volonté́ d’éveiller les consciences et de les mettre en mouvement, afin que chacun puisse prendre conscience de l’autre, tout en respectant les différences.

Tous les acteurs du département sont invités à y participer en proposant une animation sur le thème de l’éducation à la diversité́ et aux cultures plurielles, de la lutte contre le racisme et les discriminations et de la fraternité́ comme support du vivre ensemble.

Chers amis, avant de trinquer ensemble à cette année qui débute, je forme des vœux de participation active aux activités de toutes les associations qui œuvrent au quotidien pour plus de justice sociale, pour un meilleur accès de tous à la culture, aux sports, aux loisirs.

Des vœux de réussite pour toutes ces actions. Des vœux de satisfaction, d’enrichissement et d’épanouissement pour tous les bénévoles qui, sans compter leur temps, de manière désintéressée, font vivre ces associations.

Que 2020 soit pour vous toutes et tous une belle année aux côtés de notre fédération qui, je vous le rappelle, est à votre service pour vous aider à mener à bien toutes vos initiatives, et, à vos côtés, lutter pour conforter la laïcité, qui a plus que jamais besoin de mixité sociale et d’une lutte sans merci contre toutes les inégalités et discriminations.

Je terminerai en reprenant le message qu’un de nos administrateurs m’a envoyé et qui illustre notre carton d’invitation à ces vœux.

« Nous restons et devrons rester une main tendue et ouverte et fermer le poing quand il faudra le lever pour défendre notre République et la laïcité. »

Merci André pour ce message symbolique et, à nouveau, merci à vous d’être présents ce soir.

Bruno VERBEKEN
Président de la Fédération du Nord

Janvier 2020 / Fédération du Nord de la Ligue de l’enseignement

L’esprit Charlie, dans un contexte de liberté d’expression en recul et instrumentalisée, qu’en reste-t-il ?

Il y a cinq ans, des millions de citoyens se rassemblaient dans les rues de France pour affirmer leur solidarité avec les victimes de Charlie Hebdo, de l’Hyper Casher et les policiers tombés, tous assassinés au nom de l’obscurantisme et du terrorisme. Ils étaient assassinés parce qu’ils étaient libres, parce qu’ils étaient dessinateurs, journalistes, juifs, gardiens de la paix, et plus généralement parce qu’ils refusaient de se mettre à genoux face à ceux qui veulent nous priver de toute liberté.

Cinq ans après ces tueries, et malgré la vague internationale de soutien à la liberté d’expression qui verra plus d’une centaine de chefs d’états et leurs représentants défiler ensemble au-devant d’un million et demi de personnes à Paris, le dessin de presse reste un genre menacé dans le monde, entre des journaux de plus en plus frileux et des réseaux sociaux prompts à l’indignation.

Illustration, le New York Times a décidé en juin d’arrêter toute publication de dessins de presse dans les pages de son édition internationale, après une polémique liée à une caricature jugée antisémite. Faut-il y voir un recul ou un renoncement ?

A n’en pas douter, l’esprit Charlie est toujours vivant lorsqu’il s’agit de défendre la liberté d’expression. Pourtant, cette censure persiste aujourd’hui dans de nombreux pays, où des dessinateurs sont menacés, licenciés, poursuivis en justice, voire emprisonnés.

En France, et dans le Nord particulièrement, nous devons plus qu’ailleurs faire preuve d’une grande prudence quant à la manière dont nous manions la notion de liberté d’expression.

Certains protagonistes l’invoquent régulièrement, mais bien souvent lorsqu’elle sert leurs intérêts exclusifs. Faire société, cela implique de donner à chacun les moyens de se comprendre et de vivre ensemble. Les pensées extrêmes, qu’elles soient politiques, philosophiques, religieuses ou idéologiques doivent nous inquièter et nous mobiliser. Il nous appartient de les décoder et de les combattre par tous les moyens.

Danger également, cette tendance croissante au complotisme, en opposition à la liberté d’expression. Bien souvent, il s’agit plutôt d’une stratégie visant à instrumentaliser l’opinion public, à déconstruire les vérités et à tisser des mensonges en vues d’attiser les peurs. Résultats : replis sur soi, rejets des différences et discriminations.

Là encore, en la matière, nous devons innover et prendre des initiatives fortes aux côtés des acteurs publics.

Pourtant, en cette année d’élection municipale, plus que jamais c’est l’occasion de rappeler que les politiques publiques doivent permettre au plus grand nombre de supporter et encourager des dispositifs de sensibilisation, de décodage des médias et de l’information.

La citoyenneté n’est pas innée. Elle se construit alors que notre société est malade et menacée par ces formes d’obscurantismes, pour demeurer laïque et protectrice, la République doit favoriser une presse libre et indépendante, mais aussi elle doit éveiller chez les citoyen-nes un goût de l’exigence à l’égard de la presse.

Je suis Charlie, nous sommes Charlie, et cela implique, plus qu’une incantation, de vraies responsabilités qui nous amèneront tous cette année à faire des choix et voter pour les projets politiques de ceux qui travailleront à construire la société de demain.

Enfin, en ce début d’année, j’ai le plaisir de vous souhaiter, au nom des membres du Conseil d’Administration et de l’ensemble du personnel de la Fédération, une bonne année.

Tous nos vœux de bonheur, de bonne santé et de citoyenneté active et éveillée.

Bruno VERBEKEN
Président de la Fédération du Nord

Du 9 au 18 Décembre, la Ligue de l’enseignement du Nord a coordonné la mise en place d’une Semaine Départementale dédiée à la Laïcité. Pour cette première édition dans le Nord, associations, collectivités et établissements scolaires, se sont unis pour faire vivre, ensemble, les valeurs propres au principe de la laïcité.

Ainsi, plus de 30 actions ont été portées par nos partenaires : journées de sensibilisation, expositions, débats, projections, théâtre forum, actions humanitaires et célébrations.

La diversité des actions, des publics participants et des lieux d’expression et d’affirmation de l’importance du principe de laïcité prouvent que notre société dispose des ressorts nécessaires à la mise en actes des valeurs qui fondent notre république.

Les semaines départementales sont un moyen concret pour chacun des acteurs de la vie publique de faire vivre la laïcité.

En attendant de vous retrouver pour l’édition 2020, nous sommes en plein préparatif de la semaine départementale de la Fraternité.

Prochain rendez-vous le 24 Janvier à la Maison de Quartier – Centre Social du Faubourg de Béthune !

Pour plus d’informations : qdenoyelle@ligue59.org

En cette période de mobilisation sociale intense, il apparait essentiel de recontextualiser le mouvement social actuel à l’échelle de notre histoire et d’en décoder les origines.

 

Alors que plus d’un français sur deux soutiennent le mouvement contre la réforme des retraites, que reste-t-il de cette culture syndicale initiatrice des grandes mobilisations du 20ème siècle, celles qui demeurent au cœur des acquis sociaux d’aujourd’hui et pour lesquels les français s’estiment majoritairement inquiets ? (Sondage IFOP novembre 2019)

 

Incontestablement, du Front populaire aux Gilets Jaunes, notre modèle social s’est lentement fissuré, et cela sans nécessaire cause à effet, à mesure que le poids des partis politiques et des corps intermédiaires s’est réduit à peau de chagrin.

Et pourtant en juin 1936, la France comptera 6 millions de grévistes dans toutes ses régions. Au lendemain de son investiture au Parlement, le gouvernement du Front populaire réunira à Matignon les « partenaires sociaux » – représentants patronaux comme syndicaux – dans la nuit des 7 et 8 juin. Ce formidable exercice de dialogue social aboutira aux accords de Matignon qui consacreront la reconnaissance du droit syndical, le principe des conventions collectives, la représentativité ouvrière et une revalorisation des salaires d’entre 7 et 15 %. Incontestablement c’est l’un des plus grands succès de la classe ouvrière.

En avril 68, Le Monde écrivait : « La France s’ennuie ». Pourtant, à la fin du mois de mai, plus de 10 millions de grévistes feront céder un pouvoir conservateur, dans une France où la répartition des richesses reste alors bloquée par le patronat.

En novembre-décembre 1995, c’est le « plan Juppé » sur la réforme des retraites et sur l’assurance-maladie qui fédérera les mécontentements. Trop rapidement, sous les coups d’un libéralisme dopé par la mondialisation, notre pays voit ses élites politiques engager des « réformes ». Là encore, face à la mobilisation des français, le Premier ministre retirera son projet.

A nouveau au court des années 2000, dans un contexte de crise économique, de hausse du chômage et de nombreuses délocalisations, l’année 2009 voit plusieurs grèves contre la réforme des retraites de 2010 faire reculer le Gouvernement en place.

 

C’est donc dans ce contexte social inédit où « la réforme » et le « redéploiement des moyens » l’emportent sur ce principe central de solidarité, sur le sens des dispositifs en place et dans lequel les services publics s’ouvrent à la concurrence, que l’incertitude sur l’avenir gagne l’esprit des travailleurs, qu’ils soient salariés ou fonctionnaires.

 

Militants du monde de l’éducation populaire, nous demeurons pleinement acteurs et relais d’une société fragilisée, dans laquelle notre mobilisation n’a de sens que si la justice sociale demeure.

Le progrès, au profit du plus grand nombre apparait être l’une des clés du vivre ensemble et d’une fraternité réelle.

Nous rappelons que ce sont les inégalités qui génèrent une partie du repli sur soi et qui conduisent aux dérives communautaristes et nationalistes, d’autant plus que les corps intermédiaires ne jouent plus ce rôle central d’éducation populaire qu’ils assumaient jusque-là.

 

Nul doute qu’en cette fin d’année, la mobilisation sociale impactera dans de nombreux foyers l’état d’esprit à la veille des fêtes de fin d’année.

 

Au nom des membres du Conseil d’Administration et de l’ensemble du personnel, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année.

Du 9 au 18 décembre, la ligue de l’enseignement du Nord en partenariat avec le CEDRE, a coordonné la quatrième édition de la semaine départementale autour de la laïcité.Cette initiative a été pour nous l’occasion de rassembler ceux qui, comme nous, sont attachés à faire vivre la laïcité comme principe essentiel du vivre ensemble.

Rencontres, ateliers, spectacles, expositions, activités sportives, concerts, débats, projections, jeux… Plus de 20 actions militantes ont été organisées par les associations du département, les écoles, et les structures partenaires.

Nous sommes et resterons toujours fermement attachés à une laïcité qui rassemble, une laïcité en actes qui garantit la connaissance de l’autre, pour que tous, enfants comme adultes, puissent d’épanouir ensemble et « faire société ».

Contact :

Quentin DENOYELLE
Chargé de mission Vie Associative

qdenoyelle@ligue59.org

03 20 14 55 00

LE SERVICE CIVIQUE A LA LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT DU NORD

La Ligue de l’enseignement – Fédération du Nord vous accompagne dans la recherche et l’accueil de jeunes volontaires au sein de votre association.
Toutes les missions agréées service civique sont accompagnées d’un tutorat individualisé, d’un programme de formation et d’un accompagnement à l’insertion professionnelle.

Démarches :

  1. La Ligue de l’enseignement – Fédération du Nord dispose d’un agrément national, délivré par l’Agence du Service Civique. En étant affiliée à notre réseau, vous pouvez accueillir un ou plusieurs volontaires au sein de votre association.
  2. Vous définissez avec le responsable du programme Service Civique de la Ligue de l’enseignement du Nord la mission proposée à un volontaire. Les thématiques sont : citoyenneté, solidarité, éducation, santé, culture, sport et environnement.
  3. La Ligue de l’enseignement du Nord vous accompagne dans la recherche d’un volontaire par la diffusion de la mission

 

L’engagement de votre association

  • Un appui humain à votre structure (ni salarié, ni bénévole)
  • Un moyen d’ouverture et un nouveau regard dans l’association
  • Un aménagement de 24 heures hebdomadaires en fonction de l’avancement des projets
  • Un tuteur nominatif du jeune pour faciliter le déroulement de sa mission
  • Un coût de 107,58 euros mensuels (hors frais d’affiliation)

 

L’engagement du volontaire

  • Un jeune de 16 à 25 ans (ou jusque 30 ans pour une personne en situation de handicap), pour une mission de 6 mois
  • 24h hebdomadaires de présence maximum (modulables)
  • Des temps de formations obligatoires : journées citoyennes, PSC1 (organisées par la Fédération du Nord)
  • Une indemnité versée par l’Etat, et une participation prise en charge par la Fédération du Nord

 

L’engagement de la Ligue de l’enseignement – Fédération du Nord

  • Assurer toutes les démarches administratives
  • Accompagner l’association dans l’accueil du volontaire
  • Piloter le suivi du jeune (formations citoyennes, PSC1) et supporter financièrement tous ces temps
  • Accompagner le volontaire dans l’élaboration de son projet d’avenir
  • Lui verser chaque mois la participation de 107,58 euros

 

CONTACT :

Estelle VILCOT
03 20 14 55 00

evilcot@ligue59.org

A la suite des quatre éditions des années précédentes et en partenariat avec le CEDRE, nous organisons une semaine  d’ampleur départementale autour de la laïcité, du 9 au 18 décembre.

Cette initiative est pour nous l’occasion de rassembler ceux qui, comme nous, sont attachés à faire vivre la laïcité comme principe essentiel du vivre ensemble. Aussi, cette semaine départementale est le résultat d’un travail de fond que nous menons au quotidien. Elle est un temps fort important pour notre fédération et notre réseau.

Cette année, nous travaillons à donner un nouvel essor à cette démarche, en remaillant le réseau associatif de notre Fédération et en préfigurant des prochaines éditions. A n’en pas douter, c’est une semaine qui s’imposera dans les années à venir comme un temps fort, commun au plus grand nombre de nos partenaires et membres de notre réseaux.

Découvrez le programme départemental de la semaine de la laïcité du Nord.

La Ligue de l’Enseignement du Nord recrute !

Créée il y a 150 ans, mouvement d’Éducation Populaire, association complémentaire de l’École Publique et Laïque, la Ligue de l’Enseignement, réunit des hommes et des femmes qui agissent au quotidien pour faire vivre la citoyenneté en favorisant pour chacun tout au long de sa vie l’accès à l’éducation, la culture, les loisirs ou le sport. Des centaines de milliers de bénévoles et plusieurs milliers de professionnels se mobilisent, partout en France, au sein de plus de 30 000 associations locales et d’un important réseau d’entreprises de l’économie sociale.

La Fédération du Nord développe, avec ses deux fédérations sportives l’USEP et l’UFOLEP, un programme d’interventions en faveur des associations, des collectivités et des établissements scolaires qui organisent des activités de loisirs, éducatives, sportives ou culturelles pour les habitants du territoire. Elle fédère aujourd’hui un réseau d’environ 600 associations et de 30 000 adhérents dans tout le département.

Pour ce faire elle gère et développe un projet de formations BAFA/BAFD sur l’ensemble du territoire Nord & Pas-de-calais, à destination des jeunes à partir de 17 ans souhaitant s’engager dans le domaine de l’animation à destination des enfants de 3 à 17 ans au sein des Accueils Collectifs de Mineurs.

L’équipe du pôle formation s’élargit !

Nous recrutons deux nouveaux collaborateurs :

  • 1 coordonnateur BAFA BAFD de la Ligue de l’Enseignement sur le département du Nord – CDD 6 mois en poste à Lille, groupe D convention collective de l’animation (coéf 300 CCNA)
  • 1 secrétaire BAFA BAFD – CDD 12 mois en poste à Lille 4 jours/semaine et Arras  1 jour/semaine, groupe à déterminer selon le profil (coéf 280 CCNA)

Appel à candidature Coordinateur BAFA

Appel à candidature Secrétaire BAFA

 

Contact :

Julien SARTEL

jsartel@ligue59.org

Créée il y a 150 ans, mouvement d’Éducation Populaire, association complémentaire de l’École Publique et Laïque, la Ligue de l’Enseignement, réunit des hommes et des femmes qui agissent au quotidien pour faire vivre la citoyenneté en favorisant pour chacun tout au long de sa vie l’accès à l’éducation, la culture, les loisirs ou le sport. Des centaines de milliers de bénévoles et plusieurs milliers de professionnels se mobilisent, partout en France, au sein de plus de 30 000 associations locales et d’un important réseau d’entreprises de l’économie sociale.

La Fédération du Nord développe, avec ses deux fédérations sportives l’USEP et l’UFOLEP, un programme d’interventions en faveur des associations, des collectivités et des établissements scolaires qui organisent des activités de loisirs, éducatives, sportives ou culturelles pour les habitants du territoire. Elle fédère aujourd’hui un réseau d’environ 600 associations et de 30 000 adhérents dans tout le département.

Pour ce faire elle gère et développe un projet de formations BAFA/BAFD sur l’ensemble du territoire Nord & Pas-de-calais, à destination des jeunes à partir de 17 ans souhaitant s’engager dans le domaine de l’animation à destination des enfants de 3 à 17 ans au sein des Accueils Collectifs de Mineurs.

L’équipe du pôle formation s’élargit !

Nous recrutons deux nouveaux collaborateurs :

  • 1 coordonnateur BAFA BAFD Nord – CDD 6 mois en poste à Lille, groupe D convention collective de l’animation (coéf 300 CCNA)

 

  • 1 secrétaire BAFA BAFD – CDD 12 mois en poste à Lille 4 jours/semaine et Arras 1 jour/semaine, groupe à déterminer selon le profil (coéf 280 CCNA)

Contact : Julien SARTEL – jsartel@ligue59.org

 

Attachée depuis toujours à la promotion de la laïcité, la Ligue de l’enseignement ne peut la laisser utiliser dans le débat aujourd’hui, notamment à l’occasion des élections, d’une manière parfaitement contraire aux principes qui la fondent et à l’éthique du vivre ensemble qui l’anime.

La revendication de laïcité vigoureusement exprimée par certains aujourd’hui est des plus ambiguës.

Nombre de responsables politiques exploitent la question religieuse en attisant les peurs liées à certaines pratiques dans l’espoir de détourner l’attention des problèmes fondamentaux de notre société. Ainsi, depuis une dizaine d’années, des responsables politiques de droite et d’extrême droite cherchent, non sans habileté, à changer la nature de l’engagement laïc.

Pourtant, tous les pays démocratiques ont eu à définir les conditions d’expression des choix religieux ou convictionnels différents de leurs ressortissants. Ce n’est pas pour autant qu’ils utilisent le mot de laïcité et les formes prises en France car les caractéristiques de la laïcité y sont liées à l’histoire

Si la laïcité est d’abord un principe juridique inscrit dans la Constitution, c’est également et indissociablement un concept politique et une approche philosophique. Sa raison profonde est de protéger les personnes de tout asservissement. Cela suppose que soient créées les conditions de l’émancipation de tous en favorisant l’accès aux connaissances et à la culture et en luttant contre toutes les formes d’obscurantisme, les préjugés et les superstitions.

L’instruction a donc un rôle décisif. En effet, pour former des citoyens, libres de leurs opinions, prenant en main leur destin, il faut leur permettre de développer leur esprit critique, leurs capacités à faire preuve de lucidité, d’imagination et de raison pour distinguer convictions philosophiques, croyances religieuses et connaissances scientifiques, mais aussi informations validées.

Je crois sincèrement qu’il est certes utile de s’interroger sur le sens de la laïcité, mais qu’il est plus important encore d’agir ensemble pour que la laïcité fasse sens afin de bâtir un avenir commun.

Cette perspective exige le respect des principes républicains : ces principes explicités et non affirmés de façon incantatoire, appliqués avec souplesse et intelligence, non pas comme une marque de faiblesse mais comme le signe de la ferme détermination à concilier le respect dû à chaque personne, au pluralisme des convictions avec la nécessité d’avoir des valeurs librement partagées pour construire un destin commun.

A ce titre, je vous invite à prendre connaissance de notre dernier communiqué intitulé : Laïcité, attention confusion ! Communiqué

Parce que nous faisons le pari de l’avenir, nous savons que s’il faut ne pas varier sur les buts à atteindre, on peut admettre que tout le monde n’aille pas à la même vitesse, ni forcément sur les mêmes chemins pour y parvenir.

La Fédération du Nord de la Ligue de l’Enseignement est mobilisée, aux côtés des membres de son réseau et de ses partenaires, afin de co-construire, ensemble, des moments d’échanges et de discussions sur la question de la laïcité et du « faire société ».

Je vous invite à contacter nos équipes et à nous faire part de vos attentes, vos besoins ou vos éventuelles difficultés, afin que nous puissions vous apporter le soutien nécessaire si vous rencontriez des difficultés à vous positionner ou débattre de cette question, dans ce moment incertain et délicat.

Plus que jamais le sens du commun dans notre réseau doit s’accompagner par une somme d’actes et d’initiatives. A ce titre, il vous est possible d’organiser des temps d’échanges et de rencontres dans le cadre de la semaine de la Laïcité, début décembre. Retrouvez l’appel à projet ICI.

Notre mission, militant-es de l’éducation populaire est essentielle. Faire société, c’est s’appuyer sur les initiatives des citoyen-nes, en donnant à tous et toutes les clés de lecture propices à un engagement au profit d’un idéal républicain. C’est là le sens de notre mission en tant que Fédération d’associations.

J’ai la ferme conviction que si nous sommes respectueux des identités tout en faisant vivre une exigence partagée de valeurs communes, non par des discours moralisateurs au nom d’une approche théorique de la laïcité, mais en agissant avec générosité et enthousiasme, nous donnerons ainsi l’envie de construire collectivement un avenir où notre République honorera sa promesse de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

C’est à ce beau chantier que la Ligue de l’enseignement du Nord invite tous ceux qui le souhaitent.

Bruno